Chemin des Capitelles


     

Panneau d'information du chemin des Capitelles de Soubès et capitelle n°3 au 1er plan.

Le chemin des Capitelles : une vitrine de l’agriculture et de la vie d’autrefois.
 
Une nouvelle section a été aménagée en 2008 !
 
Les capitelles sont des constructions en pierres sèches bâties sans liant destinées à abriter le paysan qui travaillait aux champs. Il s’agit d’une technique de construction très ancienne, reprise de génération en génération. Répandues assez inégalement dans le Lodévois, Soubès est sans doute la commune qui possède le plus de capitelles : M. Albert Reynes, en avait recencé 180 en 1976, mais on peut dire que la commune en a compté plus de 200.
 
Accès : à pied : depuis le village, place du Terral (mairie et café), suivre par le chemin des Garennes le sentier GR 71 (balisé en rouge et blanc) en direction du Caylar. A 1,5 km environ, entrée du circuit en contournant la nouvelle vigne (terrain privé : merci de respecter les cultures).
 
En voiture : sur la D25, au niveau du pont sur la brèze, prendre "Soubès centre", et 100 m après emprunter la 1ère route à gauche (route de Pégairolles). Après le nouveau pont prendre à droite le chemin de Coutelles et suivre la direction du sentier botanique (panneau à chaque carrefour).
 
 
Capitelle indépendante ne reposant pas sur un clapas : ce sont les plus rares et les plus fragiles.
 
Le matériau de construction unique, la pierre, provenant de l’épierrement des sols pour les cultures. Les paysans entreposaient les pierres en bordure des champs soigneusement rangées en «Clapas », ces énormes tas de pierres.
Le Chemin des Capitelles est une vitrine de l’agriculture d’autrefois. Outre les cabanes, les terrasses gardent encore les troncs noueux des amandiers et des oliviers que l'on faisait pousser là. Sur ce site, on perçoit le bruissement des hommes, artisans de cette terre et leur formidable labeur. Ces centaines de milliers de pierres déterrées puis élevées en murs de soutènement, cette terre sans cesse retournée par les habitants de la vallée pour tirer de ces maigres coteaux, la nourriture nécessaire aux populations.
 
 
"Autrefois, en hiver, le cultivateur s'abritait de l'averse dans une capitelle, appointant un piquet de chataîgnier, écoutant le chant de la pluie sur les pierres. Aujourd'hui, le vigneron rejoint sa voiture et écoute la radio. C'est moins pittoresque..."
 
La finalité du chemin des Capitelles est également d’encourager la sauvegarde de ces cabanes menacées de disparition par les effets conjugués de l'absence d'entretien, des intempéries, de l’urbanisme, du remembrement…
 
 
La couverture est composée de pierres posées en encorbellement selon une technique très ancienne.
 
     Un site antérieurement pollué...
 
 Alors que des capitelles sont disséminées sur toute la commune, le choix de ce site des Hermes pour réaliser le Chemin des Capitelles résidait dans le seul fait qu'il se trouvait à proximité du Sentier botanique avec lequel il était évident de faire une boucle.
Or, le site retenu, abandonné depuis des années, s'assimilait à une décharge : en même temps que de créer cet itinéraire d'interprétation des capitelles, nous avons aussi dépollué ces terrains encombrés de plus d'un millier de pneus, de ferraille en tout genre (voir page "Actions sur l'environnement").
 
Capitelle n°1 du circuit : incluse dans le mur d'une terrasse de culture. Elle fait partie des plus petites mais pas les moins attachantes.
 
 
Capitelle n°2 du circuit : transformée en citerne pour servir de réservoir d'eau lors des traitements contre le mildiou. On remarque encore des taches bleues de sulfate au niveau du soubassement.
 
Une nouvelle section créée en 2008 :
Durant l'été 2008, 9 ans après la création du Chemin des Capitelles, nous avons ouvert, à l'inititiave de Jacques Aragones, une nouvelle section parmi les anciennes terrasses à flanc de colline. De nouveaux panneaux d'interprétation ont été installés.
 
 
Installation de nouveaux panneaux d'interprétation de l'architecture à pierres sèches.
 
 
Un panneau relatif au vignoble.
 
 
 
La Capitelle n° 4 du circuit se situe au faite de la colline.
  
 
Le sentier se faufile parmi les étroites étagères qui révèlent le prodigieux travail des cultivateurs de l'époque qui étaient avant-tout des bâtisseurs.
 
 
 
Joli point de vue depuis le passage parmi les terrasses au faite de la colline.
 
Parfois de gros blocs de pierre érigés pour tenir le sol et permettre les cultures. C'était autant de terre arable gagnée sur la colline afin de satisfaire la demande d'une surface agricole toujours plus grande pour nourrir une population en expansion.
 
 
 
Le balisage du Chemin des Capitelles : un logo dessiné par le regretté Gérard Boyer.
 
 
Au fil des saisons, il fait toujours bon s'abriter dans une capitelle : du vent froid en hiver ou de la chaleur en été.
 
 
Certaines capitelles comportent un arc de décharge triangulaire au-dessus du linteau de la porte pour alléger la charge de celui-ci.
 
 
Cette capitelle fait partie des plus grandes de la commune. A l'intérieur, sa surface oscille autour de 12 m².
 
 
La porte d'entrée des capitelles a souvent été orientée dans le même sens que l'exposition du coteau sur lesquelles elles se trouvent. C'est le cas sur le secteur des Souls qui domine la vallée de la Lergue : les capitelles sont exposées à l'ouest.
 
 
Cette capitelle d'un aspect massif et de plan carré à l'extérieur figure parmi les plus grandes de la commune. A l'intérieur, elle se distingue par une couverture en encorbellement qui commence dès les 50 cm de hauteur et de forme oblongue, rappelant les cabanes de Cambous (commune de Viols en Laval, secteur du Pic St Loup).
 
 
  
 
Capitelle de forme arrondie encore utilisée pour le stockage d'outils.
 
 
Capitelle incluse dans le mur de soutènement d'une terrasse. Elle se distingue par son piedroit fait d'un seul bloc.
 
 
L'intérieur de cette capitelle est plus spacieux qu'il n'y paraît du dehors. Le vent du Midi à force de tourbillon l'a rempli de feuilles sèches de la vigne ce qui lui confère un "matelas" naturel très souple et agréable lorsqu'on s'installe à l'intérieur pour écouter la nature.
 
 
Cette capitelle disposant d'une belle surface à l'intérieur, est située à la limite est de la commune. C'est l'une des dernières avant la commune de Saint-Etienne, qui curieusement, malgré sa situation géologique indentique composée d'éboulis rocheux propices à l'édification des capitelles, n'en possède pratiquement pas.
 
 
 
 
Aux côtés des capitelles, les clapas parsèment les landes du pied du Larzac. Il s'agit de pierres stockées lors de l'épierrement des sols. Ils ont souvent un aspect esthétique tel celui-ci de petite taille mais aux pierres soigneusement rangées.
 
 
Consultez le site sur l'architecture à pierres sèches de Gilles Fichou de Villeveyrac (34) : www.pierresseche.net
 
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 Photos Yves Vellas, association Spes. Droits réservés.