Sentier botanique


           

Le "Genêt d'Espagne" (spartium junceum) -en fait un ajonc !-, colonise les anciennes vignes abandonnées.

  Le sentier botanique de Font d'Amans en été.

Le sentier botanique de Font d’Amans aménagé dès 1989 sur le flanc sud-ouest du Larzac, présente 82 espèces végétales différentes.

C’est pour le public néophyte un excellent moyen de se familiariser avec la flore du Lodévois-Larzac puisqu'il permet d'identifier à même le terrain, les principales espèces.
 
Accès : à pied, depuis  la mairie, suivre le GR 71 direction Le Caylar, 1,5 km pour arriver jusqu'au panneau d'entrée du sentier. Dénivelé depuis le village : 120 m environ.
En voiture : depuis la D25 à l'entrée du village, pont sur la Brèze : suivre Soubès-centre, puis la 1ère à gauche : "Route de Pégairolles". Puis à droite, le chemin de Coutelles : flèche à tous les carrefours jusqu'au parking pour la voiture.
 
Les principales espèces végétales sont identifiées sur de petites plaquettes (nom latin, français et local).
 
Dans la forêt domaniale, le long des chemins à mi-ombre mi soleil, la grande Campanule
 
Le sentier botanique se développe sur le rempart sud du plateau du Larzac, à une altitude "charnière" entre le climat méditerranéen de la vallée (250 m) et celui plus continental du causse du Larzac (700 m).
Le circuit long de 2 km environ présente un dénivelé de 50 m et demande 2 h environ pour le parcourir.
 
 
Autre variété de Campanule visible dans le même milieu.
 
Il se caractérise par trois écosystèmes différents, ce qui favorise la présence de diverses espèces : la forêt de pins noirs, le coteau méditerranéen sec - bien que envahi peu à peu par la pinède- et le ruisseau de Font d'Amans quoique temporaire, qui accueille des espèces végétales différentes dites sciaphiles (qui aiment l'ombre).
 
 
 
La Petite Centaurée (centaurium erythraea) est une des rares espèces chez nous de la famille des Gentianacées.
 
Le flore est donc composée d’essences méditerranéennes et à la fois d’espèces vivant sur le causse au climat de type continental « descendues » par des phénomènes naturels d’insémination : les eaux du torrent, le vent, les animaux...
Des végétaux aux propriétés spécifiques et étonnantes souvent méconnues telle la Clématite flammule qui brûle véritablement la langue si on goûte à ses feuilles au printemps ou encore le Fumana ericoïdes, un arbrisseau qui ne pousse que sur... les rochers !
 
 
Le belvédère permet une vue panoramique sur le carrefour des vallées Lergue et Brèze (Lodève, Poujols, Fozières...)
 
La floraison des espèces commence dès le mois de février avec la Viorne tin et s'étend jusqu'en juillet avec les fleurs annuelles telles que la Blackstonie ou encore la Petite Centaurée.
Les plus forts épanouissements se faisant de la mi-avril à fin juin avec l'Amélanchier (arbuste blanc dès la mi-avril,  l'Aphyllanthe de Montpellier (des milliers de fleurs bleues autour du 15 mai), les chèvrefeuilles odorants (en mai), le Genêt d'Espagne en juin...
 
 
Parmi les nombreuses variétés d'Orchidées, l'Orchis Bouc (himantoglosum hircinum), est peut-être le plus remarquable par sa grandeur, son odeur fétide et ses lobes en spirale rappelant la corne d'un bouc !
 
 
Le Lin de Narbonne (linum narbonense) présente des pétales d'une bleu intense veinulés de blanc.
 
Invitation au respect de la nature : "Les arbres, les arbrisseaux, les plantes sont la parure et le vêtement de la terre... Vivifiée par la nature, la terre offre à l'homme un spectacle plein de vie, d'intérêt et de charme, le seul spectacle au monde dont ses yeux et son coeur ne se lassent jamais.
Jean-Jacques Rousseau, "les rêveries du promeneur solitaire".
 
 
 
La Clématite Flammule (clematis flamula) se pare de belles fleurs d'un blanc immaculé. La plante tire son nom de ses feuilles très piquantes capables de brûler lèvre et langue lorsqu'on y goûte durant la période végétative.
 
 
Le Millepertuis (hypericum) aux fleurs d'or fréquente les lieux ensoleillés et chauds, le bord des chemins, des vignes.
 
Un petit fascicule gratuit qui présente succinctement chaque espèce est disponible à l'épicerie, au café du Terral, à la mairie, à l'office de tourisme de Lodève...
 
 
Un fascicule de 16 pages gratuit présente les plantes et l'histoire de la forêt ND de Parlatges.
 
 
 
La Stéhéline douteuse (stehelina dubia) est un arbrisseau méditerranéen aux rameaux argentés. Au printemps, elle fait des fleurs mauves et puis le reste de l'année se couvre de "plumeaux" blancs. A ne pas confondre avec la lavande.
  
 
Le Chévrefeuille toujours vert (lonicera implexa), possède de belles fleurs très odorantes.
 
 
La Blackstonie (blackstonia perfoliata) aime les lieux humides, les sous-bois. Famille des gentianacées. Rare.
 

   

 Le Trèfle étoilé (trifolium stallatum), se rencontre dans les prairies naturelles sur le Larzac.

   

La Catananche (catananche caerulea) est une plante de pleine lumière visible dans les prairies naturelles ou au bord de chemin.

  

L' Azurite (echinops ritro) est fréquent dans les prairies naturelles.

 

La Centaurée scabieuse (centaurea scabiosa) de la famille des composées, est assez rare. 

Le Céphalanthère rose (cephanlanthera rubra) est une l'une des plus belles orchidées présentes sur le territoire.


                  

La Marguerite des prés (leucanthemum vulgare) est très répandue au bord des chemins de la forêt domaniale.

L'Immortelle stéchade (helichrysum stoechas), comme son nom l'indique, reste fleurie tout l'été.

Le Géranium sanguin  (geranium sanguineum) est bien présent dans nos contrées.

 

Depuis l'abandon des pesticides dans les cultures, le Coquelicot (papaver rhoeas) réapparaît à nouveau dans les champs


 La Molène (verbascum nigrum), aime les stations mi-ombre mi-soleil, on la trouve donc au bord des chemins ombragés.

Photos : Yves Vellas, Association Spes. Droits réservés.