Sentier botanique


           

Pin noir d'Autriche (pinus nigra nigra) introduit par l'Etat à partir de 1863 pour lutter contre l'érosion des sols. Il fait partie des 65% d'espèces à feuillage persistant du sentier favorisant ainsi une observation de la botanique à longueur d'année.

  Le sentier botanique de Font d'Amans en hiver.

Le sentier botanique de Font d’Amans aménagé dès 1989 sur le flanc sud-ouest du Larzac, présente 82 espèces végétales différentes sur de petites plaquettes.

C’est pour le public néophyte un excellent moyen de se familiariser avec la flore du Lodévois-Larzac puisqu'il permet de lire à même le terrain, les noms des espèces devant les plantes elles-mêmes.
 
Accès : à pied depuis le village (mairie, café) : suivre le sentier GR 71 direction Le Caylar, 1,5 km pour arriver jusqu'au panneau d'entrée du sentier. Dénivelé depuis le village : 120 m environ.
En voiture : depuis la D25 à l'entrée du village, au niveau du pont sur la brèze : suivre Soubès-centre, et ensuite la 1ère à gauche : "Route de Pégairolles". Puis à droite, le chemin de Coutelles : flèche à tous les carrefours jusqu'au parking pour la voiture.
 
Les principales espèces végétales sont identifiées sur de petites plaquettes (nom latin, français et local).
 
 Les couleurs de l'hiver :  le houx (ilex aquifolium). Ses baies sont consommées des oiseaux. C'est le végétal utilisé traditionnement pour le décor à la Noël.
 
Le sentier botanique se développe sur le rempart sud du plateau du Larzac, à une altitude "charnière" entre le climat méditerranéen de la vallée (250 m) et celui plus continental du causse du Larzac (700 m).
Le circuit long de 2 km environ présente un dénivelé de 50 m et demande 2 h environ pour le parcourir.
 
 
Le chêne pubescent (quercus pubescens) garde souvent ses feuilles colorées tout l'hiver.
 
Il se caractérise par trois écosystèmes différents, ce qui favorise la présence de diverses espèces : la forêt de pins noirs, le coteau méditerranéen sec - bien que envahi peu à peu par la pinède- et le ruisseau de Font d'Amans quoique temporaire, qui accueille des espèces végétales différentes dites sciaphiles (qui aiment l'ombre).
 
 
 
Le fragon (ruscus aculeatus), présente des fruits rouge vif plus gros que ceux du houx. Souvent confondu avec ce dernier, il est appelé "petit houx", alors que ces deux espèces ne sont pas de la même famille. Les feuilles du fragon sont des cladodes munies d'épines. Feuilles persistantes.
 
Le flore est donc composée d’essences méditerranéennes et à la fois d’espèces vivant sur le causse au climat de type continental « descendues » par des phénomènes naturels d’insémination : les eaux du torrent, le vent, les animaux...
Des végétaux aux propriétés spécifiques et étonnantes souvent méconnues telle la Clématite flammule qui brûle véritablement la langue si on goûte à ses feuilles au printemps ou encore le Fumana ericoïdes, un arbrisseau qui ne pousse que sur... les rochers !
 
 
Le belvédère permet une vue panoramique sur le carrefour des vallées Lergue et Brèze (Lodève, Poujols, Fozières...)
 
La floraison des espèces commence dès le mois de février avec la Viorne tin et s'étend jusqu'en juillet avec les fleurs annuelles telles que la Blackstonie ou encore la Petite Centaurée.
Les plus forts épanouissements se faisant de la mi-avril à fin juin avec l'Amélanchier (arbuste blanc dès la mi-avril,  l'Aphyllanthe de Montpellier (des milliers de fleurs bleues autour du 15 mai), les chèvrefeuilles odorants (en mai), le Genêt d'Espagne en juin...
 
 
Le chêne vert (quercus ilex), très courant jusqu'à 800 m d'altitude sur les versants sud, est une espèce méditérranéenne qui garde ses feuilles toute l'année.
 
 
Si le chêne vert présente un profil souvent arbustif, il peut devenir très grand. Ici, un beau spécimen.
 
Invitation au respect de la nature : "Les arbres, les arbrisseaux, les plantes sont la parure et le vêtement de la terre... Vivifiée par la nature, la terre offre à l'homme un spectacle plein de vie, d'intérêt et de charme, le seul spectacle au monde dont ses yeux et son coeur ne se lassent jamais.
Jean-Jacques Rousseau, "les rêveries du promeneur solitaire".
 
 
 
Le filaire à feuille intermédiaire (phyllirea media) d'origine méditerranénnne conserve ses feuilles à l'année. A distance, si ce n'est la couleur plus claire de ses feuilles, il peut être facilement confondu avec un chêne vert.
 
 
D'un port et d'une couleur très proche, le nerprun alaterne (rhamnus alaternus) peut se confondre aussi avec le chêne vert. Ses feuilles qu'il garde lui aussi toute l'année, possèdent des nervures proéminantes, comme en relief. Peu répandu.
 
Un petit fascicule gratuit qui présente succinctement chaque espèce est disponible à l'épicerie Gastand, au café du Terral, à la mairie, à l'office de tourisme de Lodève...
 
 
Un fascicule de 16 pages gratuit présente les plantes et l'histoire de la forêt ND de Parlatges.
 
 
 
Une espèce assez proche du Filaire : le troêne d'Europe (ligustrum vulgare) conserve ses feuilles à l'année. Il se couvre de fleurs blanches au début du printemps et de baies à l'automne très appréciées des oiseaux.
 
  
 
La viorne tin -ou laurier tin- (viburnum tinus), est répandue dans les endroits frais. Elle hasardera ses fleurs dès la fin février. Remarquez en transparence, les détails  de ses feuilles.
 
 
Le cornouiller sanguin (cornus sanguinea), aux rameaux écarlates d'où son nom. Arbuste très répandu mais plutôt dans les stations fraîches car il craint la sécheresse.
 
 
Le parcours du sentier botanique se développe exclusivement sur sentier. Ici, le passage des lacets.
 

   

 Des plantes même sur les rochers ! Le ceterach (ceterach officinarum) qui se développe sur des roches ou des sols très superficiels, stocke de l'eau dans ses fibres en été en... enroulant ses feuilles sur elles-mêmes !

   

L'euphorbe characias (euphorbia characias) qui a des airs de plante grasse est bien répandue. 

  

Une autre variété d'euphorbe, l'euphorbe de Nice (euphorbia nicensis) est plus petite que la première mais observable aussi toute l'année.

 

Le laurier des bois (daphne laureola) ressemble aux euphorbes alors qu'il fait partie des thymelaecacées. Il ne se plait qu'à l'ombre et se développe au-dessous d'autres végétaux supérieurs qui lui assurent de la fraîcheur sans pour autant l'étouffer.

L'Hellébore fétide (helleborus foetidus) possède un suc laiteux toxique. La découpe de ses feuilles est assez extraordinaire.

La Salsepareille (smilax aspera) - l'herbe aux Schtroumpf ! -est une liane traitresse pourvue d'épines acérées qui pousse sur les végétaux inférieurs qu'elle prive de lumière et fini par faire crever. Ses fruits en grappe (toxiques) ressemblent à de la groseille.

La capillaire de Montpellier (asplenium capillus) possède des feuilles s'apparentant à des éventails. C'est une espèce qui a besoin d'humidité pour se développer et ainsi on ne l'observe qu'au bord du ruisseau. Mais on peut la trouver sur un rocher l'atmosphère humide semble suffisante à son développement. 

Le genévrier de Phénicie (juniperus phoenica) est le seul membre de la famille des genévriers à posséder des écailles au lieu des aiguilles. Cette espèce à croissance lente qui s'installe même dans les rochers n'est répandue qu'irrégulièrement. Autour du belvédère, on peut voir une belle station.

Le sentier botanique de Font d'Amans constitue une jolie balade agrémentée à mi-parcours d'un panorama remarquable, puis d'une ancienne mine de fer (accès interdit : danger) creusée à la fin du XIXe, ainsi que d'un torrent et d'une source.

 

Photos : Yves Vellas, Association Spes. Droits réservés.