Les rivières de Soubès
Les rivières de Soubès
La cascade de l'Oulette sur la Brèze constituait une curiosité déjà au début du XXe siècle et était publiée en carte postale.
Soubès, est arrosé, d'est en ouest, de cinq cours d'eau : la Brèze, le Suberbet, le ruisseau de Boissière Noire, le ruisseau de Canet et la Lergue, la plus importante rivière, affluent du fleuve Hérault.
1. La Brèze, de sa source à son confluent.
La rivière Brèze prend sa source dans le cirque du Bout du Monde (commune de Saint-Etienne de Gourgas). Au pied du Larzac dans le cirque naturel, la Bronzinadouire est l'un des multiples ruisseaux dévalant entre les rochers pour donner un seul cours d'eau, la Brèze.
Depuis les temps immémoriaux, les hommes ont maîtrisé l'eau pour les besoins en alimentation, culture, etc... Les Stéphanois ont creusé des canaux, bâti des aqueducs en pierres, pour capter cette manne. Ici, une vanne qui commande le débit d'un des nombreux "béals".
La Brèze et en arrière-plan, le cirque du Bout du Monde.
Le château de Gourgas qui date du début du XIXe construit par le comte de Beaumevieille.
Entre Saint-Etienne et Soubès, la Brèze ne comprend que deux ponts et un gué routiers ainsi qu'une passerelle pour les piétons : le "Pont rouge", métallique, situé entre le Moulin et la chaussée des Piétinets. Il a succédé à un premier ouvrage créé en 1891.
La cascade ou chaussée des Piétinets visible depuis la D 25. A l'arrière-plan, on distingue le bâtiment de l'ancienne minoterie Barrière.
Le seul pont sur la Brèze à Soubès que l'on emprunte quotidiennement pour entrer et sortir du village. Il date de la création de la "route royale" de "Milhau", à la fin du XVIIIe siècle.
Dominant la rivière près du pont, à l'entrée du village, l'actuelle maison Meunier fut un moulin à blé et à foulon, puis une filature en 1838, propriété de M. Portefaix. La dernière activité professionnelle dans ce bâtiment fut la menuiserie Salvagnac jusqu'en 1996.
Un passage bucolique de la Brèze au-dessous du village.
L'autre chaussée de la Brèze au niveau du confluent avec le Suberbet.
Comme à St-Etienne de Gourgas, la Brèze comprend un réseau de canaux pour l'arrosage des prairies notamment. L'eau était déviée de la rivière en amont par un système de vanne et dirigée vers les cultures. Le trop plein revenait ensuite vers la rivière plus en aval.
Plusieurs fois par an selon l'intensité des pluies, la Brèze submerge le passage à gué de l'Oulette. Ce passage était emprunté par l'homme depuis des siècles : à l'époque médiévale, le chemin de Lodève au Caylar franchissait la rivière à cet-endroit-là.
Le respect de l'environnement n'était pas la priorité des aménageurs dans la seconde moitié du XXe siècle. En 1967, lors de la création de la RN 9 par la rive gauche de la Lergue, le pilier du pont de la Brèze a été planté dans le lit de la rivière ! En 1991, lors du doublement de la route, les mentalités avaient évolué dans le bon sens : les piliers ont été bâtis sur les rives.
Le débit de la Brèze varie énormément selon les précipitations : ici, l'étiage pemet d'observer les grottes autour de la cascade.
... et la cascade après les pluies.
La Brèze rejoint la Lergue, 500 m environ après la cascade de l'Oulette.
2. Le ruisseau du Suberbet
Le Suberbet sourd au pied du cirque de Coutelles, versant sud du Larzac.
Ici, au plus près de sa source, un passage aménagé pour traverser avec des "pas japonais".
L'un des derniers aqueducs du Suberbet encore en service. Il y en avait beaucoup jusqu'en 1970 environ pour l'arrosage des prairies destinées au nourrissage des chevaux utilisés pour les travaux de la vigne. En 1928, il y avait au village, 32 chevaux, 16 mulets et 12 ânes.
La principale chaussée du Suberbet, dite de "Veyriac" à peu près à mi-parcours. A son niveau, sur la rive gauche, partait un béal qui déviait une partie du courant pour l'arrosage des prés.
Le Suberbet rejoint la Brèze en-dessous du village, au niveau de la chaussée après une course d'environ 2,5 km.
3. Le ruisseau de Boissière Noire
Le ruisseau de Boissière Noire naît dans un ravin du Larzac du cirque de Coutelles. Si son cours est permanent près de sa source, il devient souterrain dans sa partie aval. En amont, il existe aussi une chaussée avec une prise d'eau pour l'irrigation d'anciens jardins.
Ce cours d'eau qui s'apparente plutôt à un torrent, comprend un cours étroit et accidenté, encombré de rochers, d'arbres morts, parmi une végétation importante et basse qui rend l'accès à ses rives difficile. Il recueille les eaux pluviales du Larzac lors des épisodes pluvieux et connaît à ce moment-là un débit très important qui emporte tout sur son passage.
Le débit du ruisseau de Boissière Noire est faible, le lit peu profond, il s'agit plus souvent d'eau qui court sur les rochers. Par contre, la couleur rouge de ses fonds est saisissante. Son cours ne dépasse pas 800 m de longueur avant de se jeter dans le Suberbet.
4. Le ruisseau de Canet et de Font d'Amans
Dans son cours supérieur, le torrent de Font d'Amans sur le flanc sud-ouest du Larzac ne coule que pendant les pluies et les jours suivants. Un cours souterrain alimente à l'aval le ruisseau au débit plus régulier, appelé le "ruisseau de Canet".
Le ruisseau de Canet Font d'Amans contribue à augmenter le débit de la Lergue : les petits ruisseaux faisant les grandes rivières...
Le ruisseau de Canet se faufile entre les anciennes cultures, bordées de puissants murs de pierres bâtis dans le but de maîtriser les crues. Ce ruisseau passe sous l'A75 et je jette dans la Lergue au terme d'un cours régulier qui ne dépasse pas 1 km. Avec le cours temporaire de la partie supérieure, on peut évaluer la longueur à 2 km environ.
5. La Lergue
La Lergue a la particularité d'être l'un des rares cours d'eau à prendre sa source sur le Larzac, près du hameau des Sièges, commune des Rives. Son passage entre les rochers près du Pas de l'Escalette est un site sauvage extraordinaire (com. de Pégairolles de l'Escalette).
L'une des cascades de la Lergue dans son cours supérieur. En arrière-plan les falaises de Lodève-le-Vieux et la vallée de la Lergue.
A mi-parcours entre le Pas de l'Escalette et Pégairolles, un audacieux pont en pierres de tuf enjambe la rivière dans sa partie la plus sauvage.
Pégairolles de l'Escalette bâti au pied du rempart sud-ouest du Larzac, est le premier village arrosé par la Lergue. Sa position rappelle celle d'un verrou, à cet endroit le plus étroit de la vallée creusée par la rivière. A l'arrière-plan, le Pas de l'Escalette.
Des 5 cours d'eau qui traversent le territoire communal, la Lergue est bien sûr le plus important en terme de débit et de largeur. La Lergue qui passe à Lodève est un affluent du fleuve Hérault qu'elle rejoint à Brignac après un cours d'environ 40 km.
Les "rapides" de la Lergue. La rivière correspond à la limite communale la plus occidentale de Soubès entre les communes de Pégairolles puis de Poujols sur une longeur d'environ 1250 m.
