L'habitat soubésien


L'habitat soubésien

La maison de Lili Roume sur la place de la Fontaine conserve le style des façades Napoléon III. Cette maison abrita une des dernières épiceries.

Dans la Coural, une porte cintrée d'une ancienne échoppe. Les deux "margelles" de par et d'autre qui en réduisent la largeur formaient... l'étal !!

Dans la montée du château (à gauche de la porte sud), une fenêtre d'inspiration médiévale.

Sur la place du Terral, au début du siècle un café occupait tout le côté droit. De cette belle demeure subsistent deux encadrements de fenêtres remarquables dont celui de l'actuelle bibliothèque municipale.

Une fenêtre-type de celles rencontrées à Soubès : une ouverture cintrée avec une clé de voûte. Un appui de fenêtre mouluré. Les deux vantaux en bois comprenant trois 3 carreaux inégaux sont également courants ainsi que les volets. Observable dans la rue de la Grave.

 

Dans la Coural, une porte-fenêtre donnant sur un balconnet gardé d'une grille en fonte. La clé de voûte est joliement ouvragée rappelant pour certains une coquille Saint-Jacques... mais ce n'en est pas une.

Ces volets sont maintenus ouverts au moyen d'une poignée en métal qui vient se coïncer entre un crochet planté dans la façade et le volet. Il suffit pour l'habitant de soulever les poignées de chaque côté pour fermer ses volets. C'est efficace car le vent ne fait pas battre les volets et... esthétique.

Typique porte de cave en anse de panier accolée à la porte d'entrée de la maison dont on peut remarquer l'encadrement de pierres sculpté. Notez l'important auvent qui protégeait de la pluie. A voir dans la Coural.

Dans la rue de Caylus, deux portes jumelées : l'une à l'encadrement cintré et l'autre munie d'un linteau en pierre de grès droit.

Autre "fenestrou" accolé à une porte dans la rue de la Grave. Le linteau en grès utilisé étonnament plat est le pendant de l'appui de fenêtre. De chaque côté, les piédroits sont identiques témoignant d'une recherche d'esthétisme chez les maçons soubésiens. A droite, la porte cintrée est remarquable. A voir rue de la Grave qui a subi le moins de modification depuis leur construction d'origine.

 

Dans la montée de Catinettes, une fenêtre à l'encadrement joliment mouluré. L'appui de fenêtre est également intéressant.

Une fenêtre admirable pour la couleur de la pierre de grès utilisée dans l'encadrement. La clé de voûte fait penser à une fantaisie du maçon. Rue du Barry.

Une fenêtre à meneaux dans la rue du Barry.

Fenêtre de la façade nord de la Tour de style roman d'une grande pureté.

Remise agricole dans la Coural bâtie vers 1909. Remarquez l'effort d'esthétisme par les génoises sous le toit tandis que la poulie à la fenêtre haute témoigne de la vocation agricole de la bâtisse.

Deux portes de caves de part et d'autre d'une porte d'entrée de maison. Les coloris des crépis donnent de la fantaisie dans cette rue du Buffadou ("courant d'air" nom donné pour le méchant vent glacial en hiver).

Maison du XVIème siècle conservée en l'état parce qu'elle... n'a jamais été transformée ! C'est un exemple de l'habitat à cette époque-là avec la porte en hauteur : il existait un escalier qui empiétait dans la rue. Ils ont été supprimés au XIXe siècle car ils encombraient pour le passage des charettes. Remarquez aussi l'étroitesse de la fenêtre.

Fenêtre quadrilobée qui occupait l'abside de la chapelle (XIXe) de l'ancienne ferme du Mas de Rouquet (Larzac, Cne de Pégairolles de l'Escalette). Cédée par l'ONF à la commune de Soubès "parce qu'elle possède une association de défense du patrimoine dynamique" (la Spes). Le style de cette fenêtre serait des XV-XVIe siècles mais sa facture pourrait être moderne ! A voir contre l'église Ste Marie-Madeleine, mur est.

Visage pétri de stupéfaction sur une façade de la rue de la Ville. Pierre sculptée d'expression naïve ici en remploi d'une fontaine sans aucun doute, la bouche devant recevoir le tuyau d'écoulement de l'eau.

Facade et balcon de la mairie (1870 - 1872). Remarquez les pierres d'encadrement des fenêtres et de la façade elle-même.

Evier en pierre à l'époque où l'eau courante n'existait pas encore dans les maisons. Cette cuve était plutôt destinée à recueillir les eaux usées de la vaisselle ou du lavage des légumes... L'eau versée au moyen d'une cruche était dirigée vers l'extérieur par un tuyau en plomb puis un bec en pierre qui dépassait de la façade et le liquide coulait directement dans la rue.

Autre type d'évier plus courant : la cuve est plus étroite maismunies d'appuis sur les côtés pour déposer la vaisselle... Les carreaux rouges ont été rajoutés postérieurement. Ces éviers sont communs sur tout l'arrière-pays et jusque dans le sud-Aveyron.

 Un potager ! Souvent installé près de la cheminée. Il s'agissait pour les anciens de tenir la nourriture au chaud au moment des repas au moyen de braises prises dans l'âtre et déposées au-dessous des deux orifices qui recevaient les casseroles, la chaleur maintenait la soupe (ou le potage d'où potager ?) plats chauds. Ici, on remarque un revêtement de faïence, un fenestrou pour donner de la lumière et une décoration de la "coupole".

A l'intérieur des maisons on retrouve des vestiges de l'architecture défensive moyennâgeuse. Ici, un fragment du rempart sud-ouest au dessus de la place de la Fontaine près du clocher là où se trouvait la porte d'entrée du castrum. Le rempart mesure à cet endroit 110 cm de large.

De nombreux petits propriétaires soubésiens possédaient une vigne et la cave était située dans le sous-sol de la maison. Comme ici, une cave taillée dans le rocher de tuf. On y trouve le pressoir et à droite on devine une cuve en béton armé qui a déjà remplacé les foudres en bois.